She Runs Code avec Hawa Bane

Dans le premier épisode de SRC, nous recevons Madame Hawa Bane développeuse d’application Web et Mobile à Tuwindi Fondation.

Présentez vous

Je m’appelle Hawa Développeuse d’application web et mobile à Tuwindi Fondation et en même temps fondatrice de Yadee Solutions.

Quel est votre parcours ?

Parlant de mon parcours en 2012 j’ai eu mon baccalauréat en série Sciences exactes et j’ai été accepté à l’École National d’Ingénieurs de Bamako.

D’où vous vient votre passion pour les codes, c’est quoi l’histoire ?

Je viens d’une grande famille et pratiquement je suis la seule fille ayant choisi l’informatique. Et j’avoue que ça n’a pas été facile mais je n’avais pas le droit de baisser les bras. Après avoir obtenu mon BTS à l’Ecole National d’Ingénieurs je suis partie au Sénégal pour continuer mon cursus universitaire. Au sénégal j’avais le choix entre les filières Télécom et Génie logiciel, bien évidemment j’ai choisi le génie logiciel, car étant future épouse et mère de foyer je suis appelée à accomplir certains devoirs et le développement me permet de jouer ce rôle pleinement.

J’ai vite pris goût dans le développement d’application, et plus j’y avançais je me voyais comme une magicienne à chaque fois que j’avais un code qui marchait.

En tant que codeuse, quels obstacles avez-vous rencontrés ?

En tant que femme et développeuse j’ai rencontré certains obstacles et j’imagine que pratiquement les autres femmes dans mon cas ont eu à les rencontrer à un certain moment dans leurs familles respectives. Quand on est la seule fille à développer à la maison c’est très difficile, le papa qui est très âgé quand il te voit en train de travailler sur l’ordinateur il pense que tu es train de chatter avec des amis, alors que tu es train de chercher la solution à une erreur que tu dans ton code.

 L’autre gros problème est que quand il arrive des fois de rentrer tardivement à la maison, on n’est pas compris, on ne sait pas dans quoi tu t’es embarqué. Généralement en Afrique les femmes n’ont pas la voix, elles ne peuvent pas s’exprimer, elles ne peuvent pas dire aux parents, aux frères ce dans quoi elles sont réellement. Et peu importe ce que nous faisons  il n’y a que quelques-uns qui sont au courant dans la famille et malheureusement la plupart du temps ils ne peuvent pas nous défendre.

A partir de ces obstacles quels conseils pouvez-vous donner à nos lectrices qui voudraient suivre vos pas ?

Comme conseil aux femmes, je dirai que Musoya te mogo tiyen (Être une femme n’est pas une fatalité), nous n’allons pas dire que sommes égales aux hommes.

Mais Il faut que les femmes sachent que ce n’est pas parce que nous n’avons pas la même force physique que les hommes que nous n’avons rien à faire dans ce monde. Nous ne sommes pas venues que pour faire des enfants ni n’être que des femmes au foyer, mais nous avons aussi quelques choses à apporter à ce monde, nous devons donc apprendre à nous battre.  Et j’ajouterai aussi que si vous en tant que femme ne le faites pas qui le fera à votre place ? Il ne faut pas avoir peur des coups, des insultes ni de ce que les gens vont penser de vous.  Ce que vous apportez à ce monde, c’est que vous allez laisser à vos enfants et à vos frères.

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